1. L’ordre de mission
Tout part de là. Un client, une route, un camion, un chauffeur, une date. Saisi une fois, il alimente ensuite la paie, la facture et les statistiques. Personne ne le recopie ailleurs.
Un transporteur qui fait de la ligne Casa–Tanger Med n’a pas les mêmes problèmes qu’un frigo qui livre des primeurs en Espagne, ni qu’un patron de citernes qui perd du gasoil entre la cuve et le réservoir. Le socle de Tracky TMS reste le même partout. Ce qui change, ce sont les champs qu’on vous demande, les coûts qu’on rattache au trajet et la manière dont la facture sort.
Vous roulez à la ligne ou au coup par coup, avec des tarifs qui ne se ressemblent pas d’un client à l’autre : un forfait au voyage sur Casablanca–Agadir, un prix au kilomètre pour un chargeur qui compare, une remise négociée l’an dernier que personne ne retrouve. Le devis part de mémoire, la facture aussi. Et quand un camion tombe en panne, on sous-traite à un confrère en se disant qu’on verra le prix plus tard.
Dans Tracky, chaque route devient un modèle de trajet : origine, destination, distance, prix client, prix chauffeur. Le dispatch crée l’ordre de mission en trois clics et le tarif se remplit tout seul, celui du client concerné. Le gasoil, le péage, l’avance chauffeur et l’entretien viennent se coller au même trajet, donc la marge apparaît au niveau du voyage, pas seulement au bilan de fin d’année.
La sous-traitance est traitée comme un trajet normal, avec un prix d’achat au confrère et un prix de vente au client. Vous voyez tout de suite ce que la course vous a laissé, et le sous-traitant est réglé sur la base de ce qui a réellement roulé, pas d’un décompte fait de tête en fin de mois.
Un camion qui part sur l’Europe accumule des dépenses dans une monnaie et facture dans une autre. Le gasoil pris en Espagne est en euros, les péages aussi, le transitaire envoie sa note en euros, le passage à Tanger Med a son propre ticket, et le chauffeur touche ses frais de route en devise. À l’arrivée, le comptable reconstitue tout ça avec un taux de change approximatif et un tableur qui ne pardonne pas.
Tracky garde chaque charge dans sa devise d’origine, avec le taux du jour que vous fixez vous-même, et affiche systématiquement l’équivalent en dirhams à côté. La facture peut donc sortir en euros pour le client européen tout en restant lisible pour la comptabilité marocaine. L’exonération de TVA à l’export est gérée à la ligne, pas bricolée dans un champ libre au dernier moment.
Le CMR, la déclaration, le bon de passage et les justificatifs du transitaire se déposent sur le trajet lui-même. Le jour où un client conteste une livraison ou où l’administration demande une pièce, tout est au même endroit, rattaché au numéro d’ordre de mission.
Le froid ne pardonne rien. Une remorque qui monte de deux degrés pendant une attente au quai, et c’est le chargement d’agrumes qui se discute à l’arrivée. Le client retient une partie du paiement, le litige traîne plusieurs semaines, et pendant ce temps le camion a déjà refait trois rotations pour le même donneur d’ordre.
Sur ce métier, Tracky sert d’abord à documenter : bon de livraison signé, réserves du destinataire, photos, température relevée, tout est déposé sur le trajet le jour même. Quand le litige remonte, vous ne cherchez pas un papier dans la boîte à gants, vous ouvrez l’ordre de mission. Le groupe froid consomme du gasoil en plus du moteur : cette consommation est suivie à part, sinon la moyenne aux cent kilomètres devient un chiffre sans valeur.
Reste l’encours. Les clients de l’agroalimentaire paient rarement à trente jours, et une traite à quatre-vingt-dix jours pèse lourd quand il faut avancer le gasoil de la semaine. Le module recouvrement affiche l’âge de chaque créance, ce qui est en portefeuille d’effets et ce qui a été remis à l’encaissement.
Beaucoup de transporteurs achètent leur gasoil en gros et le stockent dans une cuve au parc. Sur le papier, c’est une économie. Dans les faits, personne ne sait vraiment ce qui sort : le gardien note les litres sur un cahier, le chauffeur annonce un chiffre, et l’écart entre le camion-citerne du fournisseur et la somme des sorties n’est jamais rapproché. Un siphonnage régulier peut durer des mois sans laisser de trace.
Tracky tient la cuve comme un stock : entrées à la livraison du fournisseur, sorties par véhicule et par chauffeur, solde théorique à tout moment. Le jaugeage réel se saisit et l’écart apparaît immédiatement. Un tracteur dont la consommation aux cent kilomètres décroche de sa moyenne habituelle se repère dans la liste, sans attendre la facture de fin de mois.
Pour le transport de vrac lui-même, le trajet porte le produit, le tonnage et le nombre de rotations. Le prix se calcule à la tonne, au voyage ou au kilomètre selon le contrat, et le coût au litre transporté devient un chiffre que vous pouvez défendre en négociation.
La location au mois paraît simple : un camion, un chauffeur, un forfait. Puis le client dépasse le kilométrage prévu, demande des heures le samedi, envoie le camion sur un autre site. En fin de mois, la refacturation se négocie à l’oral parce que personne n’a de relevé opposable. Le transporteur finit par abandonner les dépassements pour ne pas fâcher un contrat qui paie chaque mois.
Avec Tracky, le contrat porte le forfait mensuel, le kilométrage inclus, le nombre d’heures couvert et le prix du dépassement. Chaque journée d’activité est saisie ou remontée du boîtier GPS, et la facture mensuelle s’appuie sur un relevé détaillé que le client peut vérifier ligne par ligne. La discussion ne porte plus sur les chiffres, elle porte sur le service.
Côté paie, le chauffeur affecté à un client reste rattaché à ce client. Son salaire, ses primes et ses avances s’imputent sur le contrat, donc vous savez ce que la mise à disposition rapporte réellement, une fois la CNSS et l’entretien du camion déduits.
Sur un chantier, un camion ne fait pas un trajet, il fait vingt rotations dans la journée entre la carrière et la zone de remblai. Le conducteur de travaux compte les bennes, le chef de parc compte autre chose, et la facture de fin de mois arrive avec un écart que personne n’arrive à trancher. Ajoutez les porte-chars qui déplacent une pelle d’un site à l’autre, les heures d’attente au chargement, et le décompte devient un sujet de conflit.
Tracky raisonne par chantier. Chaque véhicule est affecté à un site, les rotations se saisissent en une ligne avec le tonnage et le produit, et les heures d’attente ou de mise à disposition sont enregistrées séparément. Le relevé mensuel par chantier sort en un clic, avec le détail des rotations et des heures, ce qui coupe court aux discussions au moment du paiement.
Les engins et les porte-chars sont gérés comme le reste de la flotte : documents, entretien, pneus, gasoil. Une pelle immobilisée faute d’entretien coûte autant qu’un tracteur à l’arrêt, il n’y a pas de raison de la suivre sur un autre cahier.
Beaucoup de groupes de transport marocains se sont construits société par société : une pour le national, une pour l’international, une troisième créée pour un gros client. La flotte, elle, est commune, et les camions roulent pour l’une ou pour l’autre selon la mission. Le problème apparaît à la facturation : deux séries de numéros qui se mêlent, des factures émises depuis la mauvaise entité, et un consolidé refait à la main chaque trimestre.
Dans Tracky, une organisation peut contenir plusieurs sociétés. Chacune a ses mentions légales, son ICE, son RC, son logo, ses comptes bancaires et sa propre numérotation, séquentielle et sans trou. Le trajet est rattaché à la société qui facture, et le document sort avec la bonne en-tête. La flotte et les chauffeurs restent partagés, avec une affectation datée : changer un chauffeur de société ne déplace pas rétroactivement ses bulletins de paie déjà validés.
Les tableaux de bord se lisent société par société, ou en consolidé quand la direction veut la vue d’ensemble. Les rôles limitent ce que chacun voit : un exploitant reste sur ses trajets, la comptable sur la facturation, la direction sur les marges.
Que vous rouliez en frigo vers Perpignan ou en benne entre une carrière et un chantier, la chaîne est identique. C’est elle que Tracky tient de bout en bout : le reste n’est qu’une question de champs et de tarifs.
Tout part de là. Un client, une route, un camion, un chauffeur, une date. Saisi une fois, il alimente ensuite la paie, la facture et les statistiques. Personne ne le recopie ailleurs.
Gasoil, péage, avance chauffeur, commission, entretien, pneus, sous-traitance. Chaque dépense est rattachée au trajet ou au véhicule, sinon la marge affichée ne veut rien dire.
La facture reprend les trajets livrés, avec l’ICE, la TVA et la numérotation de la société qui émet. Le règlement, chèque, traite ou virement, vient l’éteindre. L’encours se met à jour seul.
Trente minutes de démonstration, avec vos propres trajets. Vous verrez ce que votre flotte gagne, camion par camion.